Qui a osé décapiter un des moutons rouges, œuvre d’art improbable déclinée en petit troupeau et installée dans la cour d’honneur du Haras de Jardy ? L’inspecteur Larry, flanqué pour l’occasion du sémillant sergent Haurdel, mène ici une curieuse enquête. Il y sera question de chemise ensanglantée, de complot nippon, de botte de luxe et de faux cadavre. Même les chevaux vont se mettre de la partie. Mais hennira bien qui hennira le dernier...
Des travaux de rénovation du Haras donnent lieu à une macabre découverte et déterrent un mystère enfoui depuis des siècles. Enfin, pas pour tout le monde. Surgit alors une galerie de personnages hauts en couleur, issus d'improbables lignées, autour de la belle et intrépide Aliénor. Guidés par leurs propres démons, leur histoire familiale et une dévorante cupidité, tous vont rivaliser d'ingéniosité et parfois de cruauté pour être les premiers à résoudre une énigme qui conduira le lecteur dans une formidable épopée à travers les âges et l'Atlantique. La clé ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval…
Le cheval restant la plus noble conquête de l'homme, il semble logique que la langue française soit aussi riche de ces expressions cavalières surgies depuis la nuit des temps des Chevaliers. Proverbes, citations, devises ou pures fictions, chacun des auteurs de ce recueil éclectique, tous issus des reprises inspirées du samedi matin au haras de Jardy, a choisi de laisser libre cours à son imagination, comme une joyeuse galopade, sans queue ni tête.... Avec pour seul moteur, l'amour du cheval sous toutes ses formes. Cavalièrement vôtre.
Bien sûr, il restait les copains de la cour des 49, les galopades matinales sous la selle du remplaçant - sympa d'ailleurs cet Antony - et les visites amicales des cavaliers du samedi matin. Mais Phalaris devait se rendre à l'évidence. Il avait beau incarner ce cheval d'orgueil, l'un de ces fiers destriers dont s'enorgueillissait le haras de Jardy, chaque soir en plongeant le nez dans ses granulés, il ruminait en silence la douleur de l'absence…
Une nuit sans lune... le vent fait voler les feuilles mortes de ce début d'automne, si froid que même les bâtiments semblent grelotter. A la faveur d'une lampe on devine une silhouette qui se presse vers la cafétéria en jetant un regard inquiet derrière elle... Elle sort du halo de lumière, un cri déchirant résonne dans la cour des 49 et... plus rien...